Quand,, après une crise, la boulimique ne dort pas comme une masse pour oublier, son esprit tourne en rond. - comme le mien maintenant. C'est d'abord: Mais pourquoi? pourquoi? pourquoi? pourquoi? pourquoi? pourquoi? POURQUOI J'AI CRAQUE?!

Puis, le: Je me déteste, je me déteste, je me déteste, je me déteste, PESONNE NE PEUT AIMER QUELQU'UN COMME MOI!

Et enfin, parce que l'espoir fait vivre, vient l'échafaudage de plans pour "rattraper" la crise: Demain et les deux jours suivants, je ne mange rien, et bla bla bla... ... ... Demain, je vais marcher deux heures pour éliminer, et bla bla bla... ... ... 

Et si la réponse à toutes ces ruminations tenait en un mot: l'acceptation? L'acceptation inconditionnelle de soi, de la situation présente. C'est récemment en lisant des écrits sur la méditation que j'ai appris que celle-ci enseigne à accepter les choses telles qu'elles sont, tout simplement parce qu'ainsi sont-elles.

La logique est sagesse.

Allez, essayons. Moi, Mialibou, j'ai fait une crise de boulimie ce soir, c'est ainsi, je l'accepte.. J'ai cédé à une impulsion, c'est ainsi, je l'accepte.. J'ai sûrement pris du poids, c'est ainsi, je l'accepte.

Ben mince alors, on dirait que ça marche...

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lotus

(Photo: Petrichor/Flickr)